La saga de l'aviation
Cette saga de l'aviation fait partie d'un triptyque
(mesure du temps, aviation et astronautique) qui a été
réalisé par des élèves de 4 classes
de 3e du collège Georges Pompidou à Orgerus (1997
à 1999) dans le cadre d'une réalisation sur projet
encadrée par Solange E. leur professeur de technologie.
Saga
de l'aviation
Voler pour se sentir libre, voler pour aller plus
vite, voler pour aller plus loin, voler pour explorer, voler
comme les oiseaux ! Entre le songe d'Icare assemblant ses plumes
d'aigles dans la cire molle, et celui de l'ingénieur penché
sur les plans du furtif, plusieurs milliers d'années se
sont écoulées, sans que jamais l'homme ne renonce
à vaincre la pesanteur.
Gabriel VOISIN, un des premiers ingénieurs
qui osa se lancer dans la construction industrielle d'avions,
au tout début du 20e siècle, disait : "L'histoire
de l'aviation est difficile à rédiger et le rôle
des hommes qui se sont succédés depuis des millénaires
pour porter le flambeau est difficile à définir."
Essayons tout de même de revivre la merveilleuse aventure
de l'histoire de "l'homme volant".

Marquis
de Bacqueville (1688-1786) à Paris, le 19 mars 1742
Les
précurseurs
Voler
comme les oiseaux, être "libre comme l'air". L'homme
qui est né sans aile en rêve depuis la nuit des temps.
Ce désir se retrouve dans de nombreuses légendes,
la plus célèbre étant écrite par Homère,
poète grec du VIe siècle avant J.C. : la légende
d'Icare.
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La légende
d'Icare
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"Minos, roi de Crète demande
à Dédale de lui construire un labyrinthe.
A la fin des travaux Minos enferme Dédale (Daidalos),
ingénieur grec, et son fils Icare (Ikaros) dans
ce labyrinthe afin de les empêcher d'en révéler
le secret. Dédale fabrique alors des ailes à
l'aide de plumes d'oiseaux et de cire. Ils parviennent
ainsi à s'évader de l'île de Crète.
Mais enivré par le plaisir de voler, Icare s'approche
trop près du soleil... la cire fond, les ailes
se détachent et Icare tombe dans la mer"
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Dès le début de notre
ère, les chinois manipulent avec une grande dextérité
les cerfs-volants. Ils les utilisent au cours des fêtes
et sur les champs de bataille. Mais l'homme reste à terre.
A partir du moyen âge, les inventeurs se
succèdent pour concevoir des machines volantes plus ou
moins farfelues. Accrochés à des oies, des condamnés
à mort sont précipités du haut des falaises,
d'autres sautent du haut de tours ou de collines, avec des ailes
accrochées sur leur dos. Presque tous y laissent leur vie.

Au
XVIe siècle, Léonard de Vinci, artiste et savant
italien, dessine de nombreux schémas d'ornithoptères.
Ce sont des machines volantes mues par l'homme au moyen d'ailes
battantes imitant le vol des oiseaux. Il imagine l'hélice
et le parachute, dessine le croquis d'un planeur, mais ne réalise
jamais ses projets.
En 1742, le marquis de Bacqueville
(1688-1786) fait un vol plané de près de 300 mètres
muni d'ailes fixées aux bras et aux jambes avant de se
casser une cuisse à Paris.
En
1768, le français Besnier réussit un vol
plané avec des ailes en bois attachée à ses
chevilles.
Georges
Cayley, né en 1773 en Angleterre, passe de nombreuses années
à dessiner des modèles réduit et à
faire des calculs. En 1849, il lance du sommet d'une colline un
triplan muni d'un train d'atterrissage et d'un empennage (gouvernail)
mobile. Son planeur vole à deux reprises avec à
son bord un petit garçon de 10 ans.
En
1853, il a alors 80 ans, il persuade son cocher de monter dans
son dernier modèle de planeur en forme de baignoire, toujours
lancé du haut d'une colline. Son cocher démissionne
après son atterrissage ... réussi !
En
1889, l'américain Spalding, comme beaucoup d'autres, continue
ses recherches sur les ornithoptères. Mais en vain, sa
machine n'a jamais volé.
Pendant
ce temps, un allemand, Otto Lilienthal étudie les phénomènes
de portance et de stabilité du planeur en construisant
de nombreux modèles réduits. Il se fait construire
une colline pour pouvoir se lancer lui-même face au vent,
dans n'importe quelle direction. Dès 1891, il effectue
de nombreux vols avec succès en se dirigeant par le transport
du poids de son corps. Il est le premier à noter le résultat
de chacun de ses essais et réussit à voler pendant
350m ! Un record ! Il se tue lors de son 2000e vol, en août
1896, emporté par une rafale de vent.

Les ballons
En 1782, Joseph Montgolfier, 12e enfant d'une riche
famille de papetier en Ardèche, se met à lire un
journal traitant du siège de Gibraltar en rentrant de son
travail. Son regard se dirige alors vers sa cheminée où
il avait mis un drap à sécher qui se soulevait sous
l'effet de la fumée. Une idée jaillit alors dans
son esprit : pourquoi ne pas utiliser les airs pour entrer dans
la ville ? Avec son frère Etienne, 15e enfant des Montgolfier,
architecte renommé, il fabrique un petit cube en taffetas
à cinq faces et présentent le 6e côté
au-dessus d'une flamme : miracle ! le cube s'envole ! Ils décident
d'en construire un plus grand avec leur papier, de forme ronde,
et mettent au point un système de chauffage lié
au ballon.
En
juin 1783, le 1er ballon décolle, avec à son bord
: un coq, un canard et un mouton. Il faut en effet s'assurer que
l'on peut encore respirer là-haut. Victoire : la Montgolfière
est née ! En novembre, le marquis l'Arlandes et François
Pilâtre de Rozier inaugurent le 1er vol humain en ballon
devant le Roi.
Après
avoir découvert que c'est l'air chaud qui fait décoller
le ballon et non pas la fumée, un physicien français,
Charles remplace l'air par un gaz très léger que
l'on vient de découvrir et que l'on appelle : "le
gaz inflammable". Il s'agit de l'hydrogène. En décembre
1783, Charles et son ami Robert s'envolent du jardin des Tuilleries
devant une foule immense, s'élèvent jusqu'à
3000 m d'altitude pour se poser 40 km plus loin, à côté
de Gonesse. Un record d'altitude, de distance et de durée
de vol inespéré ! Les paysans, effrayés,
se ruent sur cette diabolique apparition qu'ils percent de leurs
fourches.
En janvier 1785. Blanchard et Jeffries traversent
la Manche. En juin, Pilâtre de Rozier tente la même
traversée en sens inverse, mais son ballon prend feu :
il se tue. De nombreux vols vont suivre, toujours plus haut, plus
vite, plus loin. A la fin du XXe siècle, outre les records
de tour du monde et les grands rassemblements sportifs, le ballon
garde une place importante dans la recherche spatiale et météorologique.
Cent
ans après la naissance de la Montgolfière, des chercheurs
créent son grand frère : toujours basé sur
le principe du "plus léger que l'air", il conserve
une enveloppe remplie de gaz et une nacelle. Mais sa forme s'allonge,
on lui ajoute des organes de propulsion (moteurs et hélices)
et des organes de direction (gouvernail). On l'appelle alors "ballon
dirigeable". Le plus célèbre est le "Zeppelin",
du nom de son inventeur. Pouvant transporter jusqu'à 100
passagers sur des distances dépassant 1000 km, il connaît
un vif succès entre les 2 guerres. Des accidents dus à
l'inflammabilitéde l'hydrogène l'arrête. Les
dirigeables de nos jours sont gonflés à l'hélium
et surtout utilisés à des fins publicitaires.
Les parachutes
Dès
l'antiquité, les acrobates chinois utilisent au cours de
leurs exercices de grands parasols faits de papier et de bambou.
En 1502, Léonard de Vinci s'en inspire pour dessiner un
premier parachute qu'il ne réalisera pas. Il n'est pas
le seul à cette époque à imaginer de tels
engins, mais tous les essais se soldent par des échecs.
En 1783, le physicien Lenormand saute d'un immeuble avec un parasol
dans chaque main : il se tue. Blanchard lance dans le vide, à
plusieurs reprises, des animaux attachés à des parachutes,
sans succès.
Le
22 octobre 1797, André Jacques Garnerin s'élève
en ballon au-dessus du parc Monceau, se place dans une nacelle
munie d'un parachute et reliée au ballon par une corde.
Arrivé à 1000 m, il coupe la corde : Le parachute
se met à osciller dangereusement à cause du vent
qui s'engouffre dans la toile et ne peut plus sortir. Mais Garnerin
atterrit entier et vivant ! Lalande propose de faire un trou en
haut du parachute : C'est la "cheminée". Garnerin
volera au-dessus de toute l'Europe, jusqu'en Russie et sa femme
deviendra la 1ère parachutiste du monde.
En
1839, Mme Graham, qui était à bord d'un ballon pour
une simple ballade, tombe et, oh, miracle, ne se tue pas. On observe
alors la forme de sa jupe qui a fait office de parachute. Petit
à petit leur forme va évoluer, ainsi que leur utilisation.

Les progrès de l'aviation donnent au parachutisme un nouvel
essor : en 1912, Albert Berry effectue le 1er saut à partir
d'un avion. Les militaires pensent alors à l'utiliser.
En septembre 1944, 2000 parachutistes sautent sur les Pays-Bas.
Pendant la seconde guerre mondiale, des tonnes de matériel
et de nombreux soldats sont largués sur les points stratégiques.
De nos jours, les parachutistes militaires reçoivent une
formation très dure. Ils font partie de l'élite
des armées du monde entier.
Le
besoin de précision entraîne la modification des
parachutes à voilure pleine en parachutes à fente
et à tuyères. Les tuyères sont des fentes
sur lesquelles le pilote peut agir pour se diriger.
En 1978, des sportifs ont l'idée de sauter,
non pas à partir d'un avion, mais à partir du sommet
d'une montagne : c'est la naissance du parapente. Ce nouveau sport
utilise principalement une voilure de type aile
Quel
que soit le type de parachute, les compétitions sportives
ainsi que les rassemblements sont de plus en plus fréquents
et les participants de plus en plus nombreux.
Les
parachutes continuent à se perfectionner, y compris dans
le domaine de la sécurité. Les
parachutistes sautent maintenant munis de deux parachutes. L'un,
le parachute dorsal, s'ouvre soit automatiquement, grâce
à un filin attaché à la carcasse de l'avion,
soit manuellement. L'autre, le parachute ventral, ne s'ouvre que
sur commande en cas de défaillance du 1er.
à
suivre...