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Saga de
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Saga de
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Saga de
l'astronautique

La saga de l'astronautique (3)

Cette saga de l'astronautique (troisième partie) fait partie d'un triptyque (mesure du temps, aviation et astronautique) qui a été réalisé par des élèves de 4 classes de 3e du collège Georges Pompidou à Orgerus (1997 à 1999) dans le cadre d'une réalisation sur projet encadrée par Solange E. leur professeur de technologie.

 

On a marché sur la lune

Soucieuse de ne pas se laisser distancer par les Russes, l'Amérique prend les devants et lance, le 21 décembre 1968, le vaisseau spatial Apollo VIII par la fusée géante Saturn V. Trois cosmonautes, Borman, Lowel et Anders, sont à bord pour exécuter la 1ère tentative de vol humain autour de la Lune. On assiste alors pour la première fois dans l'histoire de l'astronautique à un geste de solidarité et de grande générosité : les Russes proposent d'aller chercher les 3 astronautes avec un Soyouz et de les ramener sur Terre, s'ils étaient en perdition. Ils préparent l'éventuel sauvetage en collaboration avec les américains.

L'Amérique les remercie : enfin, la notion de nationalité disparaît au profit de la notion d'humanité.

Le monde entier suit cette audacieuse tentative avec angoisse. La mise sur orbite autour de la Terre se passe bien, mais cela appartient maintenant au domaine de la routine et ne surprend plus personne. A 16h25, la tour de contrôle de Cap Kennedy envoie l'ordre d'exécution : "Go to the moon !"

L'équipage entreprend les manœuvres pour quitter l'orbite terrestre et se diriger vers la Lune. Le 22 décembre, à 7 heures du matin, le vaisseau est à 144.946 km de la Terre et à 226.772 km de la Lune. Il vole à une vitesse de 5170 km/h. Par le hublot, les cosmonautes observent au télescope la Terre s'éloigner.

Le 24 décembre, à 10h30, Apollo VIII n'est plus qu'à 2710 km de la Lune : Houston donne l'ordre à l'équipage de se satelliser autour d'elle. Mais quand les cosmonautes mettent à feu leur moteur, ils se trouvent de l'autre côté de la lune : les ondes radio ne traversant pas le sol lunaire, Apollo ne peut plus recevoir les télécommandes émises de la Terre. Le vaisseau semble avoir complètement disparu. Pendant plus d'une demi-heure, aucune nouvelle de l'équipage : l'angoisse devient extrême à Houston. Enfin une voix saccadée, d'abord très faible, puis parfaitement audible atteint la Terre : Apollo est revenu sur la face visible de la Lune et tourne autour ! L'enthousiasme est immense. Borman s'exclame :
- "Ne nous perdez pas ! Tenez-nous à l'œil !" puis il s'écrit :
- "C'est gris et sale comme du plâtre de Paris." Mais Anders ajoute :
- "Le spectacle en vaut quand même la peine. Ça paraît solide."

Après avoir décrit l'aspect bleuâtre de la Lune baignée par le clair de Terre, c'est à dire la réflexion du soleil sur la Terre, ils prennent le chemin du retour. Le 27 décembre, à 16h51, Apollo VIII amerrit dans l'océan Pacifique, à l'instant précis prévu par la N.A.S.A. Le chemin Terre-Lune est désormais ouvert.

Les Russes déclarent alors qu'envoyer un homme sur la Lune serait une performance remarquable mais scientifiquement superflue. Ils préfèrent y envoyer des engins inhabités téléguidés de la Terre qui fourniront des renseignements permanents, et s'orienter vers la découverte de Mars ou de Vénus. Les Américains restent donc seuls dans la course Terre-Lune.

Le 16 juillet 1969, à 12h, 3 hommes, Edwin Aldrin, Neil Armstrong et Mickael Collins, prennent place dans le vaisseau Apollo XI, au sommet de la fusée Saturn V. Ils sont revêtus d'une combinaison spéciale destinée à les protéger de la forte accélération qu'ils vont subir. Deux heures plus tard, c'est le décollage. Au bout d'un quart d'heure, ils sont en orbite autour de la Terre. Les astronautes se reposent, se nourrissent d'aliments déshydratés et boivent de l'eau maintenue dans un tube.

A 17h, l'ordre retenti : "Go to the Moon !" Les astronautes quittent alors l'orbite terrestre pour se diriger vers la Lune. Trois jours plus tard, le 19 juillet, à 18h22 la capsule freine pour se mettre en orbite autour de la Lune. L'opération réussie, les astronautes se reposent jusqu'au lendemain. A midi, réveillé par Houston, Aldrin et Armstrong revêtent leur combinaison spéciale lunaire puis entrent dans une capsule appelée "Module d'Exploration Lunaire", ou "LEM" en anglais, qu'ils détachent d'Apollo tandis que Collins reste seul aux commandes d'Apollo en orbite autour de la Lune.

Le LEM fonce tête baissée vers la Lune, puis se retourne, freine et alunit à 9 km/h, s'appuyant sur ses 4 jambes, prêt ainsi à redécoller. Pendant plus de 6 heures, Aldrin et Armstrong préparent minutieusement leur sortie. Le monde entier est en haleine quand l'écoutille du LEM s'ouvre, laissant Armstrong apparaître sur le seuil. Il descend lentement les 9 barreaux de l'échelle, pose le pied gauche sur la Lune, puis le droit, puis se lâche : "le 1er homme est debout sur la Lune. On est le 20 juillet 1969 à 21h56'20'' en Amérique, c'est à dire le dimanche 21 juillet à 3h56'20'', heure de Paris."

Il prononce alors cette phrase historique: "C'est un petit pas pour l'homme, mais un pas de géant pour l'humanité". Aldrin rejoint Armstrong et pose la caméra sur le sol. De Tokyo à New-York, en passant par l'Asie, la Russie et l'Europe, tous les hommes vibrent d'un seul coeur, celui de l'humanité.

Les 2 hommes plantent le drapeau américain sur le sol lunaire ainsi qu'une plaque d'acier sur laquelle est écrit : "C'est ici que des êtres humains de la planète Terre posèrent pour la 1ère fois le pied sur la Lune, en 1969 après J.C. Nous sommes venus en Paix pour toute l'humanité."

Le Président Nixon s'adresse alors en direct aux 2 hommes : "Vous faites briller en ce moment le jour le plus glorieux de nos vies."

Armstrong répond :
"- Merci, Monsieur le Président, c'est un privilège et un grand honneur pour nous d'être ici. Nous représentons tous les hommes."

Ils mettent en place plusieurs appareils de mesures, dont un sismographe et un réflecteur à rayon laser qui resteront sur la Lune, prennent des photos, ramassent 20 kg d'échantillons du sol lunaire et effectuent des exercices de mouvements sur un sol où la pesanteur est 6 fois plus faible que celle de la Terre. Ils restent 22 heures sur la Lune, dont 2 à l'extérieur du LEM.

Ils quittent la Lune grâce à la fusée du LEM et rejoignent Collins à bord d'Apollo. Le 24 juillet, la capsule amerrit dans l'océan Pacifique à l'endroit prévu : le président Nixon les accueille en personne sur le porte avions. Afin d'éviter tout risque de contamination, les astronautes sont placés en "quarantaine", sous surveillance médicale.

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Exploration de l'espace

La France entre enfin dans la compétition avec ses fusées Diamant. Son succès est tel qu'elle propose à l'Europe de créer un programmes spatial européen. En 1973, L'Europe adopte ce projet et confie les travaux au groupe AEROSPATIALE. C'est la naissance d'Ariane. En 1980, la société ARIANE-ESPACE est créée pour en assurer l'exploitation commerciale.

Une station orbitale est un satellite géant à l'intérieur duquel les cosmonautes peuvent effectuer de longs séjours (jusqu'à un an). Elle est construite par assemblage de modules envoyés un par un. Les cosmonautes la rejoignent et la quitte à l'aide de petits vaisseaux ou de navettes spatiale lancés par une fusée. La station russe MIR lancée en 1986 a déjà abrité des centaines de cosmonautes. Ayant dépassé sa durée de vie prévue, elle devrait être détruite dans quelques mois. La station Spatiale Internationale doit prendre sa place.

Une navette spatiale est un véhicule qui décolle comme une fusée et qui atterrit comme un planeur. Elle peut donc être récupérée puis réutilisée en partie pour un autre vol contrairement à une fusée qui ne sert qu'une fois. Elle a deux objectifs :

- lancer des satellites et les positionner sur leur orbites,
- assurer les déplacements des cosmonautes (aller et retour) entre les stations orbitales et notre planète Terre.

Dès 1972, les américains décident la construction de leur première navette : Columbia. La première mission opérationnelle aura lieu 1O ans plus tard. En 1983, Columbia place sur orbite le laboratoire européen SPACELAB où peuvent travailler 4 chercheurs. D'autres suivent : Challenger, Discovery, Atlantis. En 1988, les soviétiques construisent leur navette Bourane pour desservir la station orbitale MIR. Quand à l'Europe, elle envisage en 1986 d'avoir sa propre navette : Hermes. Divers problèmes amenèrent l'Agence Spaciale Européenne (ESA) à annuler ce projet en 1992 au profit d'un véhicule simplifié uniquement réservé aux transferts d'équipage.

Les sondes spatiale sont des engins automatiques destinés à étudier les planètes du système solaire. Elles contiennent de nombreux instruments de mesure et sont capables de nous envoyer d'excellentes photos. Mais elles ne reviennent jamais sur Terre : elles disparaissent dans l'univers. Certaines sondes emportent des messages destinés à d'éventuelles civilisations extraterrestres.

 

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L'utilisation des satellites

Le satellite artificiel fonctionne selon le même principe que le miroir qui réfléchit la lumière. Lorsque le satellite reçoit une onde, il la renvoie dans une direction formant un angle facilement calculable. Mais les satellites de nos jours peuvent, en plus, modifier la longueur d'onde qu'ils reçoivent, ou l'amplifier, avant de la renvoyer sur Terre. Des capteurs solaires leur permettent de s'alimenter tout seul en électricité. Ils sont de plus dotés d'équipement spéciaux leur permettant de résister au rayonnements cosmiques et aux micrométéorites. Ils sont même capables de changer d'orbite sur commande terrestre puis de se stabiliser !

Les trois quarts des satellites sont lancés par les hommes dans un but militaire. Des "satellites espions" dotés de caméras sont capables de filmer des détails de quelques centimètres seulement. Ils surveillent, même la nuit ou au travers des nuages, les installations stratégiques de l'adversaire. Tout déplacement de troupes ou mise à feu d'un missile est immédiatement signalé. Des satellites-radars suivent les mouvements des navires et sous-marins sur toute la surface du globe. Certains satellites offensifs peuvent même pourchasser un autre satellite ennemi, s'approcher de lui et le détruire !

D'autres applications beaucoup plus pacifiques ont également été développées. Le premier domaine concerné est la météorologie. En effet, des marins aux pilotes d'avions, en passant par les agriculteurs, les alpinistes, ou les habitants des zones à cyclones, la prévision météorologique peut être vitale. Le satellite est capable de repérer un cyclone en formation et de le suivre. La population alertée à temps peut alors se protéger.

L'importance de la mesure des températures océaniques est apparue avec "El Niño". Il s'agit d'un courant de l'océan pacifique dont le nom a été donné au XIX° siècle par des pêcheurs péruviens qui n'avaient plus de poisson. En temps normal, les alizés poussent une masse d'eau, chauffée par le soleil, d'Est en Ouest. Au contact de l'eau chaude, l'air se charge d'humidité pour retomber sous forme de pluies très abondantes en Asie : c'est la mousson. Au même moment, les côtes d'Amérique du Sud sont baignées d'eaux froides très poissonneuses. Or, certaines années, les alizés manquent de force et le courant s'inverse : les côtes de la Californie et du Pérou sont alors inondées et n'ont plus le poisson tant attendu, tandis que les côtes asiatiques connaissent sécheresse et incendies.

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En 1982-83, El Niño, a provoqué de gros dégâts. Il est donc maintenant constamment surveillé par un satellite qui lui est dédié : Topex Poseïdon. Les eaux chaudes forment une bosse à la surface de l'océan : on a placé des bouées tout le long de ce courant, et Topex Poseïdon mesure l'altitude de ces bouées ainsi que leur déplacement. On peut ainsi suivre El Niño en permanence. Les météorologues ne travaillent plus qu'avec les observations des satellites. La coopération entre les nations a atteint un tel niveau qu'un projet est engagé à l'échelle mondiale : l'International Satellite Cloud Climatology Project : l'ICCP.

Les satellites jouent également un rôle important dans la connaissance et la surveillance de notre planète. Ils captent les différentes sources de chaleur et de lumière émises par le relief terrestre (montagnes, plaines, mers, forêts,...) puis envoient ces données sous forme numérique. Un ordinateur traduit alors chaque code par une couleur, chaque couleur représentant une hauteur ou un type de végétaux ou de matériaux. On obtient ainsi des cartes précises, très détaillées et extrêmement fidèles. Le traitement des données obtenues permet de dresser l'état des surfaces cultivées, de reconnaître la nature des sols, d'inventorier les ressources en eau. Au fur et à mesure des saisons, on peut suivre l'évolution des cultures, dépister rapidement des maladies de la végétation ou un démarrage d'incendie.

Ils mesurent également les mouvements de la croûte terrestre au cm près, et envoient leur calculs aux antennes placées près des zones sismiques, ce qui permet de prévoir les tremblements de terre. C'est ainsi que les Alpes, les Pyrénées et la Côte d'Azur sont surveillées continuellement. Ces observations concernent également les régions polaires. Les déplacements et la taille de la banquise sont en permanence analysés. Les satellites localisent les icebergs et transmettent l'information aux bateaux : un accident comme celui du Titanic ne pourrait plus se produire.

Enfin, la télévision, la radio, le téléphone, les liaisons par ordinateur comme Internet (ou autre), n'auraient pas pu se développer ainsi sans les satellites de communication. Ils captent l'ensemble des ondes et les renvoient n'importe où dans le monde. Les applications continuent sans cesse. Ainsi, 60 satellites viennent de remplacer des émetteurs terrestres. Un nouveau téléphone portable utilisant ce réseau peut appeler de n'importe où, terre ou mer : nouvelle sécurité pour les marins ou les aventuriers des grandes étendues sauvages.

Bill Gates et Craig Mc Caw, craignant la saturation du réseau Internet, viennent de décider de lancer 840 satellites pour couvrir les communications informatiques du monde entier.

Depuis le début de la conquête spatiale en 1957, environ 26 000 objets ont été placés en orbite. Mais ils possèdent une durée de vie limitée et tous ne reviennent pas sur Terre. Actuellement, seuls 16 000 sont retombés et certaines orbites sont déjà très encombrées. Ainsi, sur 600 objets placés sur une l'orbite géostationnaire (les satellites tournent en même temps que la Terre), 450 ne sont plus en fonctionnement. Des chercheurs viennent de réaliser une simulation : un "bouchon" est prévu aux alentours de l'an 3000, si aucun frein n'est mis pour stopper cet envahissement.

 

 

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Bibliographie

Histoire de l'aviation, René CHAMBE, Flammarion, 1980

Nouvelle histoire mondiale de l'aviation, Edmon PETIT, Albin Michel, 1987

Le monde des avions, Microsoft, 1995

Les avions du monde, IMP, 1997

Science & Vie hors série, aviation 1987, aviation 1993, aviation 1995, aviation 1997

Les grandes inventions, Collection J'aime savoir, Bordas Jeunesse, 1990

Dis, comment ça marche ?, Encyclopédie de la jeunesse, Hachette, 1969

Petit Larousse en couleur, Larousse, 1980

Pluri-dictionnaire, Larousse, 1974

La grande encyclopédie Larousse, Larousse, 1974

Le grand dictionnaire encyclopédique, Larousse, 1985

Encyclopédie Encarta, Microsoft, 1993-1996

Documents du CNES

Panorama de l'univers, Panini découvertes, 1989

La conquète de l'espace, Panini découvertes, 1989

XIX° siècle, Ministère de l'éducation nationale, Avril 1999

 

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Quoi de neuf ?

Un concours ?

Lançons un concours de "sagas".

Plusieurs sponsors non commerciaux sont déjà sollicités et j'espère bien que nous saurons bientôt doter intelligemment ce concours que nous allons ouvrir à tous les collèges de France (dans un premier temps en attendant, pourquoi pas, de l'ouvrir aux écoles et aux lycées.

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